mercredi 1 mars 2017

Insomnie

Hier, j'ai acheté une rose.
Je l'ai prise dans mes mains, et, son épine m'a blessé.
Je n'en ai pas voulue à la rose, sans doute car elle était belle.
J'ai eu le sentiment d'avoir mérité ma souffrance.
C'était comme si j'acceptais que cette rose, bien qu'étrangère la veille, m'ai fait du mal et qu'elle avait fait son devoir de fleur.

Après cette vive mais courte douleur, je pris ma magnifique rose et la mis dans un grand vase.
Je pris soin de lui mettre beaucoup d'eau, pour qu'elle soit heureuse, et vive des longs jours.

J' éteignit la lumière et alla me coucher.

Le lendemain, aujourd'hui, voilà que ma rose, si jolie, n'était plus qu'un cadavre desséché.

Mais qu'ai-je donc fais de mal ? Pourquoi est-elle parti, sans que je puisse la voir une dernière fois aussi belle qu'hier  ?

Moi qui avait pris soin d'elle, et qui avait même saigner sans sourciller, rien que pour elle !

Aujourd'hui, elle n'est plus. Et moi, alors ? Dans tout ça ? Qu'est ce que je vais bien pouvoir mettre dans mon vase ? 

Je me sens abandonnée sans elle, comme si j'avais été trahis, comme si elle m'avait fait faux bond !

Je vais acheté une nouvelle rose, mais sera t-elle aussi belle qu'elle?  Je regrette le temps passé maintenant .

Rien ne peut être remplacé, ni personne.

Cette rose, c'est notre amour, qui sans cesse, nous dit au revoir. 



Autrefois sans doute...

C'est le vent glacial qui, me prend dans ses bras ce soir.

J'ai les mains froides, et le ventre creux.
J'ai les pieds recroquevillés, et le dos cassé.

Des frissons parcourent mon corps, et me transpercent.

Mes dents grincent, mon souffle est saccadé.

Sur mes épaules pèsent le poids du doute et de la défaite.

Que faire lorsque tout semble brisé, irréparable, insurmontable ?

Mes os sont faibles, peut être vont-ils cassés ?

Je n'ai pas la force de respirer, encore, encore, en vain.

En vain, car rien ne se développe ici, tout devient plus dur, plus difficile, plus compliqué.

Rien ne se dénoue, d'autres soucis viennent s'ajouter aux précédents.

Alors pourquoi continuer, espérer, chanter, rire, sourire, aimer, détester, mentir ou dire la vérité si vos actes ne changent pas votre destinée ?

Je n'ai pas la réponse, alors je reste, dans mon froid glacial, qui m'enveloppe petit à petit, de dures réalités.

Soyons pessimiste, ceux qui voient le verre à moitié plein finisse toujours sous l'eau.


lundi 27 février 2017

Long Time

Cela fait longtemps que je n'étais pas venue.
Je me demandais, l'autre jour, depuis combien de temps, ma vie était devenue noir, sombre,
Et puis je me suis aperçu, pas plus tard qu'il y a une heure, que la clarté ne m'avait jamais éclairé.

C'est étrange, de s'apercevoir qu'on se persuade au quotidien de la bonté de ce monde.
Les larmes de mon coeur ne se sont pas effacées. Elles sont là, bien présentes, en moi.

Je ne peux regarder l'amour sans être dévastée. Oui, la peine reste, elle ne s'estompe pas.

Alors le temps essaie de cacher, nous fait soit disant oublier le temps d'une nuit nos horreurs passées.

Mais quand vient le petit jour, et que l'horizon est loin derrière nous, on se souvient alors , d'hier, sombre décor, horrible tyrannie, la gorge serrée, dans les mains  : des souvenirs ininterrompue de catastrophes hideuses.

Et puis le lendemain, le cercle se répète, et le temps nous joue des tours, en nous faisant espérer qu'un nouveau jour se lève pour nous protéger. Mais le soleil est bien loin, et presque une légende, demain sera demain, et ne deviendra rien de plus qu'un futur hier morose.