mardi 3 avril 2012

SANS VOIE

Le ciel se couvre, le temps se gâte, le soleil disparaît, les oiseaux se font la malle, mal. 
La pluie s'écoule le long des visages en pleurs des sans-noms, l'eau envahit les rues; les inondent, noient les sans-visages aux couleurs abstraites des sans-visions.
Les insectes grouillent sous les chaussures des sans-voix et pondent leurs oeufs chez les sans-coeur. Santore sans tord.  Sans peur ni sans frayeurs. Ouvriers, vous les sans papiers, ouvrez vos mains et caressez l'espoir d'être un jour quelqu'un. Vous ne serez plus sans noms, non. Faîtes ouvrir les yeux aux sans-visions, faîtes les se noyer dans vos reproches, dans vos peines, donnez leurs enfin leurs remords, mort. 
Chantez, faîtes entendre votre voix, voie. Les chemins que vous tracerez seront les nôtres. Nobles espoir d'une vie sans barrières. Arrière toi le dictateur, arrière toi l’assommeur. Avant nous les vivants, marchons tant qu'il en est encore temps.

Dipitoy

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